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ROC BRASILIANO, dit Le Roc.


Dans ce même âge héroïque de la Tortue surgit un autre héros exemplaire, Roc Brasiliano, dit Le Roc. Identité exacte inconnue, mais à peu près certainement né à Groningue, Pays-Bas, de parents commerçants qui l'emmènent au Brésil où il vit jusqu'en 1654, époque à laquelle les Portugais s'emparent de ce pays. De là, il se rend en Jamaïque ou il devient simple marin à bord de navires flibustiers. Il séjourne aussi irrégulièrement à la Tortue. Il finit par obtenir le commandement d'une petite barque avec pour second Jelles de Lucat. Il participe aux expéditions de Morgan contre Portobello et Panama.


Si l'on soumet sa biographie par les contemporains à un minimum de critique historique, on comprend que Le Roc plut aux flibustiers de son temps, au point de devenir pour eux un idole et qu'à mesure qu'ils parlaient de lui dans leurs tavernes minables ils ajoutaient des traits à son caractère et à ses exploits.

Oexmelin, qui semble ne l'avoir jamais rencontré, rapporte fidèlement cette semi-légende, à laquelle on sent qu'il est tenté de collaborer. Il nous dit que le Roc a l'air mâle et le corps robuste, le regard fier et toutefois riant. Aussi brave soldat que bon pilote, habile à toutes les armes, y compris celles des Indiens. Il ne marche qu'avec un sabre nu sur le bras et si par malheur quelqu'un lui conteste la moindre chose, « il ne fait pas de difficulté de le couper par le milieu ».

Naturellement, il fait grand carnage d'espagnols et rien ne lui plaît tant que de les faire rôtir sur des grils. Contrairement à Monbars, il fait grand cas du butin et il est « emporté dans la débauche ».

Comme un vrai héros, il a ses faiblesses et ses manques... qu'il transforme en coup d'éclat. Par exemple, le voilà pris par les Espagnols près de Campêche. Il s'en tire par une ruse : Brasiliano parle parfaitement l'Espagnol et fait croire aux espagnols qu'il est lui-même un espagnol prisonnier des flibustiers, et qu'il a été obligé de prendre par au raid contre son gré. Il est si persuasif qu'on lui offre le voyage de retour vers l'Espagne. À bord d'un galion qui le ramène dans son « pays natal », cet rôtisseur d'espagnols « se fait aimer de tous ». Il stupéfie ses compagnons de voyage par son adresse à tirer à l'arc sur les poissons volants, gibier qu'ils lui achètent, et il se fait ainsi cinq cents écus à l'aide desquels il paiera son passage pour revenir aux Caraïbes où « il continuera longtemps ses exploits ».

Comme pour Monbars, il serait disparu en pleine gloire, à une date indéterminée. Mais d'autre historiens pensent qu'il est mort de maladie, sans le sou et quêtant dans les rues de Port-Royal en Jamaïque.

Roc Brasiliano
actif de 1654 à 1673

Nation d’origine

Hollandais, a vécu au Brésil.

Repaire favori

La Tortue et Port-Royal, (Jamaïque)

Coup d’éclat

Capturé par les Espagnols, il se fait passer pour l'un d'eux, joue le jeu jusqu'à se faire payer un voyage de retour en Espagne... D'où il revient vite reprendre ses activités contre eux  !

D'un coup de sabre il tranche en deux quiconque s'oppose à lui. De quoi on peut déduire qu’il avait un caractère plutôt grognon.

Fin de carrière

Ruiné, il aurait fini mendiant dans les rues de Port-Royal (Jamaïque)

Mauvaise habitude