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Les fonctions

  1. Les capitaines flibustiers sont choisis par l'équipage. L'équipage ne lui obéit que s'il a confiance en ses capacités de commander. Même si des chefs tels L'Olonnais, Monbars ou De Graaf ne sont pas des tendres, ils se plient tous à la loi égalitaire des « frères de la côte ». Sans doute parce qu'ils croient en la valeur de leur pacte égalitaire. Sûrement parce qu'ils voient bien que les flibustiers combattent avec un enthousiasme supérieur aux soldats traités en inférieurs par leurs officiers.
    Le capitaine flibustier reçoit une double part du butin. Rien de plus. Même si le capitaine peut se servir de la cabine du Maître, et utiliser un peu d'argenterie et de porcelaine de Chine, à toute heure du jour et de la nuit n'importe quel homme d'équipage peut entrer dans sa cabine, se servir de son argenterie ou de sa porcelaine. Le capitaine ne peut l'en empêcher.

    Dans la bataille toutefois, le capitaine exerce un réel pouvoir; il peut frapper un homme, même le tuer, s'il s'oppose à ses ordres (voir anecdote relatée par Beauchêne)

    Après le capitaine, l'homme le plus important était le maître. Le capitaine ne peut rien faire que le maître n'approuve. Il parle au nom de l'équipage et veille à ses intérêts. C'était en quelque sorte le magistrat du navire. Il peut juger des délits mineurs, les disputes, le manque de soin apporté à l'entretien des armes; les fautes graves étaient jugées par un tribunal. Le maître est le seul autorisé à administrer le fouet. Toutefois, cette punition étant fort détestée, la décision était prise par un vote de l'équipage. Le maître était le premier à monter à bord des navires capturés, il était responsable du choix des marchandises pillées et de leur répartition. C'est lui qui dirigeait l'embarcation de bord, quand on entreprenait une action difficile ou dangereuse. Toutefois, il dépendait lui aussi du bon vouloir de la communauté. Élu par un vote à la majorité, il pouvait être déposé de même.

    Puis il y avait les officiers. Parfois ils étaient élus mais le plus souvent ils étaient nommés par le capitaine et le maître. Parfois, il y avait un lieutenant donc la seule fonction consistait à remplacer le capitaine, si ce dernier venait à disparaître.

    Autres cadres:

    1. Le maître voilier; responsable de la navigation et de la mise en place des voiles.
      Le maître d'équipage; veillait à l'entretien du navire, aux palans, à l'approvisionnement et à la bonne marche du travail de tous les jours.
      Le canonnier; veille sur l'artillerie, aux exercices de canonnage et surveille les servants des pièces pendant le combat.
      Le charpentier, le voilier et le médecin. On les appelait les « artistes ».

  2. Le médecin passait le plus clair de son temps à soigner les maladies vénériennes. Lors des batailles, il pansait les blessures et pratiquait les amputations. S'il n'y avait pas de médecin, le charpentier en remplissait l'office...

    Les spécialistes les plus populaires étaient les membres de l'orchestre, marins ou musiciens enrôlés de force après une prise. Les pirates étaient enchantés d'avoir un orchestre à leur bord. Ils demandaient sans cesse aux artistes de jouer une gigue ou une matelote pour les faire danser. Aussi, ils interprétaient des sérénades pendant les repas pris en commun.

    Ces musiciens avaient également un rôle plus pratique pendant les combats. Ils devaient jouer des airs de marins ou des hymnes guerriers avec des tambours et des trompettes pour démoraliser l'ennemi et galvaniser l'équipage.

    Chez les pirates on enrôlait parfois de force. Surtout pour les matelots. Les officiers se présentaient souvent en grand nombre. De plus, les pirates ne forçaient jamais un homme marié à les suivre. Quant on embarquait un homme de force, le maître remettait généralement à ce dernier un document attestant qu'on l'avait enrôlé contre sa volonté; la victime pouvait alors recourir à cette pièce, au cas où elle devrait un jour comparaître devant les tribunaux.
    La piraterie en occident, (sauf exception notoire), est un univers masculin. Beaucoup d'équipages refusent les hommes mariés, contrairement aux pirates chinois qui peuvent amener leur femme sur le navire pour y travailler.