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Jean David NAU, dit FRANÇOIS L'OLLONAIS.


Jean Nau dit l'Olonnais est un des premiers flibustiers qui favorise les expéditions sur la terre ferme. Ce qu'il fait d'une manière épouvantable. On dit qu'après lui, les autres pirates ont la tâche facile : il a commis tellement d'horreurs que le seul nom de « Flibustier » sème la terreur.


Originaire des Sable-d'Olonne en Vendée, il s'embarque à La Rochelle pour les Antilles à titre d'«engagé». C’est-à-dire qu’il paie son passage à bord en se vendant comme esclave pour une période de 3 ans ! Par la suite, il s’enrôle sur des navires flibustiers. Populaire, il se fait élire capitaine suite à la mort au combat du capitaine en titre. Sa cruauté fait vite sa renommée, c’est pourquoi les Espagnols se battent furieusement contre lui. Vaut mieux mourir au combat que d’être fait prisonnier. « II avait pour habitude de tailler en pièces et d'arracher la langue aux personnes qui n'avouaient rien sous la torture. S'il l'avait pu, il aurait aimé procéder de même avec tous les Espagnols. Souvent, il arrivait que quelques-uns de ces malheureux prisonniers, sous la torture, promettent de montrer l'endroit où se cachaient leurs compatriotes avec leurs richesses. Ensuite, s'ils ne retrouvaient pas cet endroit, ils mouraient d'une mort plus cruelle que leurs camarades ".

OExmelin affirme même dans son livre que l'Olonnois ouvrit un jour la poitrine d'un Espagnol d'un coup de sabre et lui arracha le coeur encore palpitant.


Sa notoriété est aussi due à son audace. Après un naufrage, l’équipage d’un navire flibustier dont il fait partie est surpris par les Espagnols et massacré. L’Olonnais se cache parmi les morts, se barbouille de sang et attend le départ des Espagnols avant de revêtir l'uniforme d'un soldat espagnol tué dans la mêlée. Sous ce déguisement, il se rend à Campêche et participe a la fête qui célèbre la victoire sur les flibustiers. Un peu plus tard, il convainc des esclaves noirs de s'enfuir avec lui à bord d'une barque.


De retour à la Tortue, il libère les esclaves comme promis, puis il repart avec vingt-deux compagnons seulement pour saccager la ville de Los Cayos, à Cuba. Le gouverneur de La Havane envoie à leur poursuite un brigantin de dix canons avec quatre-vingt dix hommes à son bord. L'Olonnais les surprend alors qu'ils sont ancrés dans une baie et les capture. Un prisonniers avoue être un bourreau embarqué avec l'ordre de pendre tous les flibustiers. L'Olonnais se fâche. Il fait monter les prisonniers de la cale un à un et leur tranche la tête. On dit qu'à chaque tête coupée, il lèche son sabre en faisant des réflexions sur le goût différemment salé de l'un ou l'autre. Il n'en laissa qu'un seul en vie: le bourreau. Et le charge de rapporter dans une chaloupe les têtes coupées et une lettre pour le gouverneur de La Havane :


« Je suis fort aise, monsieur le gouverneur, que cet ordre soit venu de votre part et vous pouvez être assuré qu'à l'avenir tout Espagnol tombant entre mes mains subira le même sort. Peut-être même, monsieur le gouverneur, en ferez-vous personnellement l'expérience, ce serait justice et grand plaisir pour moi. »


Le gouverneur reçoit aussi une lettre de ses propres sujets lui rappelant que « pour un Anglais ou un Français que nous prenons, les aventuriers sur nous font cent prisonniers. Les flibustiers n'en veulent qu'à nos biens, ils nous laissent la vie sauve, et si les ordres de Votre Seigneurie étaient mis à exécution, ce serait la condamnation d'une infinité d'existences chères à notre nation ».


En 1666, à la tête de sept navires, l'Olonnais et Michel le Basque pillent Maracaïbo, avant de se diriger vers la ville fortifiée de San Antonio de Gibraltar. Durant les semaines que les flibustiers ont mis pour sacager Maracaïbo, le gouverneur Merteda a organisé la défense. Il a réuni vingt canons et 400 soldats auxquels s'ajoutent 400 volontaires. Les flibustiers sont 380 flibustiers pour attaquer des murailles bien défendues. Trois fois les assauts sont repoussés.


À la fin, l'Olonnais utlise une ruse : il sonne la retraite et tous les flibustiers replient dans un semblant de déroute… Mais il se cachent dans la jungle et le long du chemin. Convaincus de leur victoire, les Espagnols sortent poursuivre les flibustiers. L'Olonnais les prend à revers et entre dans la ville avant qu'on ait le temps de refermer les portes. Le pillage qui suit est particulièrement brutal. Au retour, on s'arrête de nouveau à Maracaïbo pour exiger une rançon de 30,000 piastres des habitants qui ont eu la mauvaise idée de revenir dans la ville avant que les flibustiers partent pour de bon!


Quelques expéditions moins glorieuses plus tard, survient un nouveau naufrage. l'Olonnais aboutit à la plus petite des îles Baru, au sud de Carthagène (Golfe de Darien). Capturé par les Indiens Bravos, il est coupé en morceaux, rôti et fumé sur un boucan. Il a quarante-et-un ans.

Jean Nau, dit l’Olonnais, 
actif de 1660 à 1669

Nation d’origine

France, né au Sables d'Olonne, en Vendée.

Repaire favori

Île de la tortue, au nord d’Haïti.

Coup d’éclat

La prise de Maracaïbo & San Antonio

Mis à part qu'il est le plus cruel de tous et use de supplices sadiques, c'est un téméraire qui fait trop souvent naufrage.

Fin de carrière

Après un naufrage, il est capturé par des cannibales, coupé en morceaux et mangé

Mauvaise habitude